L’University of Alberta salue la réussite de la boursière Vanier Hadley Friedland
« L’University of Alberta a souligné les accomplissements de la boursière Vanier Hadley Friedland lors d’un événement annuel (en anglais seulement) visant à reconnaître des personnes qui se sont distinguées par leur remarquable travail universitaire et paraprofessionnel.
Après avoir terminé une maîtrise en droit, Mme Friedland a reçu en 2011 la bourse Vanier pour sa recherche de doctorat sur le traitement de l’aspect juridique dans les histoires cries. Mère de deux enfants cris, elle tient en haute estime les traditions autochtones et elle croit que d’appliquer les principes présentés dans les histoires traditionnelles au domaine du droit pourrait simplifier la vie des personnes qui ont à composer avec le système juridique.
« Je pense que le droit est un moyen qui permet de raisonner et de résoudre des problèmes. Je pense également que certains principes juridiques cris peuvent être considérés comme des outils utiles pour les enjeux actuels, indique la chercheure. J’y vois des façons de combler certaines lacunes qui existent dans la façon dont le système juridique canadien interagit avec les peuples autochtones, au delà même des protocoles qui définissent ce qui est approprié d’un point de vue culturel. »
« Mon objectif est d’amener sur un pied d’égalité les traditions juridiques autochtones et les autres traditions juridiques canadiennes », précise-t-elle.
La thèse de doctorat de Mme Friedland porte sur la manière dont les principes juridiques cris peuvent être appliqués à la gouvernance ainsi qu’aux questions juridiques d’ordre familial et criminel ou utilisés lors de consultations sur les droits des Autochtones et les droits issus de traités. Ses travaux s’appuient sur sa thèse de maîtrise, qui portait sur les histoires de wendigo – une créature mythique redoutable qui menaçait les communautés – dans un contexte de victimisation des enfants.
« Dans certaines histoires, des groupes ont affronté le wendigo. Ces histoires pourraient très bien être une source d’inspiration pour les personnes qui, aujourd’hui, sont aux prises avec des problèmes de violence ou de dépendance, affirme la chercheure. Les sociétés autochtones avaient, avant l’arrivée des Européens, les ressources intellectuelles et les principes nécessaires pour résoudre ces problèmes de dimension humaine. »
D’une valeur de 50 000 $ par année pour trois ans, la bourse Vanier permet à Mme Friedland de subvenir aux besoins de sa famille tout en se dévouant à temps plein à l’écriture de sa thèse. « Je me sens privilégiée d’avoir reçu cette bourse. C’est un grand honneur, une chance incroyable et un beau cadeau. »