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Pleins feux sur les boursiers

Les subtilités d’une langue en voie de disparition

Will Oxford

Étudiant en linguistique de l’University of Toronto, Will Oxford souhaite se montrer à la hauteur de sa bourse Vanier.

« La reconnaissance que m’offre cette bourse est un encouragement indescriptible, affirme-t-il. Elle aiguise également mon sens des responsabilités, car je veux continuer de m’améliorer pour être digne de cet honneur. »

Originaire de Terre-Neuve-et-Labrador, il étudie la langue des Innus du Labrador, l’innu-aimun, qui est parlée par environ 10 000 personnes.

« L’innu-aimun est une langue à ordre libre, explique M. Oxford. Elle comporte beaucoup plus de flexibilité que l’anglais ou le français par exemple. »

Les anglophones et les francophones peuvent avoir l’impression que les mots ne suivent pas d’ordre précis en innu-aimun, ce n’est toutefois pas le cas. Des principes régissent l’ordre des mots dans cette langue, mais ils sont très différents de ceux de l’anglais. M. Oxford tente de découvrir ces principes pour mieux comprendre ce qu’ils révèlent de la langue en général.

« Un linguiste qui étudie une langue en voie de disparition comme l’innu-aimun a le privilège et la responsabilité de contribuer aux besoins linguistiques de la communauté, affirme le chercheur. J’espère que mes travaux sur les principes qui sous-tendent l’ordre des mots en innu-aimun auront des retombées pratiques et positives sur la formation offerte en traduction, notamment en français-innu et anglais-innu, un domaine très important pour l’éducation et la justice par exemple. »

La bourse Vanier permettra à M. Oxford de voyager au Labrador pour effectuer des recherches sur le terrain et donner des conférences. « La bourse m’évitant tout souci d’ordre financier, je peux donc me consacrer entièrement à mes travaux, déclare-t-il. Je suis très choyé d’avoir reçu une bourse Vanier. »